Sud Chili - Argentine

Coyhaique – Cochrane =le plus beau tronçon de la carretera

J1 ( 19/01)

53km et 970m de dénivelé positif

Allez on repart. Jusqu’à où, on ne sait pas et comment va t-on rejoindre la capitale de l’Argentine, on ne sait pas non plus !  Et c’est encore une fois sous un grand soleil que nous continuons cette carretera. Sur le temps, on a vraiment de la chance pour le moment.

Cet inconnu qui tracte le petit Samuel de Saint Laurent du Maroni est le grand Samuel de Kourou ! Ce kilometrovore s’est essayé au voyage en famille ce matin. Il a même voulu tester le vélo de Benoît dans une montée pour se rendre compte de la force qu’il faut pour tracter Sam et des sensations que provoque la remorque. En rendant le vélo à Benoît,il l’a plaint pour la traversée du Sud Lipez en Bolivie que lui aussi a faite.
Lors de notre pause déjeuner, il continuera sa route. Il prend un petit-déjeuner pantagruélique et ne mange plus de la journée. Parfois il avale quelques gâteaux sans descendre de son vélo. Un vrai kilometrovore ! Ça nous a fait très plaisir qu’il prenne le temps ce matin de rester avec nous. Nous nous sommes fait doubler par 2 autres cyclos, ce qui est habituel pour nous mais une première pour lui ! Le rythme lent de la famille Toucan peut en surprendre plus d’un !

Le paysage change complètement de ce que nous avons pu voir jusque là. C’est aride, les forêts ont disparues et les rivières aussi. Comme d’habitude depuis que nous sommes en Patagonie, nous avons très peu d’eau avec nous, pensant en trouver à chaque coin de rue mais aujourd’hui c’est une erreur… Impossible de bivouaquer sans eau pour cuisiner. Nous croisons un petit cours d’eau salvateur pile au moment où mon corps disait stop. Nous nous dirigeons vers un col et je ne me sens pas capable de pédaler encore 300m de dénivelé positif. En plus, il est 17h, Sam est réveillé. C’est l’heure de jouer. Je laisse ça pour demain !


J2 (20/01)

43km
C’est parti pour un premier col à 1000m. La route monte dure, le paysage se modifie et devient vraiment beau en entrant dans le parc national de Cerro Castillo. L’animal à protéger est un cerf appelé huemul. Il orne tous les panneaux de signalisation pour convaincre les automobilistes de ralentir afin d’éviter d’en écraser.

On déjeune au bord d’une rivière. Nous sommes surpris par le passage de nombreux randonneurs Chiliens. Ici au milieu de nul part, en poussant la barrière d’un champ, commence le trek de 3 ou 4 jours vers le mont Cerro Castillo. Ils sont bizarres ces Chiliens à commencer la randonnée à midi ! Il parait qu’ils arrivent épuisés vers 21h-22h sur les airs de bivouac et font la grasse matinée le lendemain. A l’opposé de ce que, nous, européens, avons l’habitude de faire.

Nous continuons notre route vers le 2eme col à 1100m d’altitude, point le plus haut de la carretera nous a t-on dit. La montée est très belle et la descente nous en met plein la vue ! Chaînes de montagnes enneigées et formations géologiques sous un ciel bleu.

Arrivée au col
Lacets serrés vers Villa Cerro Castillo

On s’installe au camping Senderos patagonicos et on profite de leur salle commune agréable pour poser des questions sur les treks du Cerro castillo.

Nous sommes très tentés par celui de 3 jours mais rendons nous à l’évidence : Benoît va utiliser toute son énergie à porter Sam et un gros sac à dos sans pouvoir profiter. Alors on se décide pour celui à la journée où, en aller-retour, on monte à la lagune du sommet soit 1200m de dénivelé.

J3(21/01)

Nous profitons de la voiture de jeunes israéliens de notre auberge pour éviter de marcher plusieurs kilomètres jusqu’à l’entrée de la randonnée. Le billet d’accès a subit une nette augmentation cette année (10 000p= 15euros). On n’apprécie pas vraiment de payer autant pour admirer la nature surtout qu’à part le balisage, on ne peut pas dire que l’entretien soit lourd. D’ailleurs, certains touristes font demi tour, refusant de payer autant.
Sam est dans mon dos, bien calé dans le porte bébé. Il ne met pas longtemps à s’endormir. Nous montons dans une forêt, des champs, au milieu d’arbustes… Ça monte parfois à pic. La vue, depuis la sortie de la forêt, est saisissante. Plus on monte, plus c’est beau. Sam se réveille juste avant la partie la plus difficile. Ça tombe bien, on va déjeuner, c’est plat et la vue est magique. Au menu, sandwichs pour tous le monde !

Sam dort profondément dans mon dos
Pause déjeuner face à la vallée

Nous voyons des gens abandonner l’ascension devant la paroi rocailleuse qui se dresse devant nous. Le chemin devient extrêmement pentu et pleins de roches glissantes. À monter ça va encore mais à descendre…
On débouche en haut sur une lagune turquoise avec les pics du Cerro Castillo et son glacier en arrière plan . Ça valait le coup !

Sam finit par s’impatienter, il veut siester. J’ai trop peur de tomber avec lui en redescendant la partie difficile. Benoît me propose de le prendre juste pour cette descente dans les cailloux. On arrive en bas sans avoir chuté. Le reste de la descente est moins technique mais nos genoux ont du mal à encaisser autant de dénivelé. Nous sommes vraiment très très fatigués. L’effort musculaire pour marcher n’est pas le même que pour pédaler. Nous nous étirons une fois sur le parking en attendant qu’une voiture passe et nous ramène au camping.
Sam n’a pas beaucoup dormi et est exécrable depuis 1 semaine. Il ne supporte pas la frustration et le fait bien savoir. Période normale du développement de l’enfant pourtant on souhaite qu’elle soit la plus courte possible. La soirée se finit sans dessert pour nous, il faut coucher Sam qui peste un peu trop dans la salle commune.
Il a toutefois été mignon cette après-midi quand, perché sur moi dans le porte-bébé, il tendait la main vers Benoît pour qui lui prenne. Pendant plusieurs kilomètres, il voulait tenir la main de son père. L’autre soir, il a réussi à trouver le livre d’histoire que nous cachons sous nos matelas pour ne pas qu’il l’abîme. Au lieu de jouer avec, il est sorti de la tente et a tendu le livre à Benoît qui était dehors pour qu’il lui lise une histoire. Allez, cette période difficile va passer dans quelques jours, semaines ou mois, il faut être patient.

Surprise sur notre blog : on nous a laissé un commentaire disant que la famille française avec le bébé de 4 mois existe bien et joint le lien de leur blog. Ce n’est donc pas qu’une légende !


J4 (22/01)

32km



Oh les jambes sont douloureuses ! Premier coup de pédale et hop, mon vélo tombe, je n’ai pas la force de le retenir. Ça promet…

S’ajoutent à ça la mauvaise humeur de Sam, un fort vent de face et une piste pleine de cailloux. Le moral n’est pas au beau fixe. On s’était habitués à l’asphalte. Chaque rafale de vent nous envoie sur le côté et nous devons mettre pied à terre. Ça rappelle le sud Lipez.
Pause de midi après seulement 8km que nous avons peiné à faire. Bon, rien ne va, il va falloir faire une petite journée. En attendant, on profite du déjeuner sans vent.

La piste s’améliore et on voit enfin les kilomètres défiler. Le prochain lieu de bivouac de l’application i overlander est encore loin. Tous les avis sont unanimes sur ce spot décrit comme vraiment beau alors on se motive. Le dernier avis en date dit qu’en venant de Villa Cerro Castillo, ils se sont forcés à avancer sur le mauvais ripio et qu’ils n’ont pas regretté. J’en retiens donc qu’il y a des gens normaux pour qui 35km de mauvaise piste sont difficiles à faire. On voit surtout des kilometrovores. Il y a un couple de Chiliens qui avance au même rythme que nous. Nous les doublons pendant leur pause et ils nous doublent pendant la notre. On les a vu avant Coyhaique, avant Villa Cerro Castillo et aujourd’hui.

Le vent forcit et nous sommes encore à 8km du bivouac. Sam se réveille. On le fait goûter entre deux averses et on repart. Le vent nous freine vraiment beaucoup. Plus que 5km. On passe devant un bivouac possible, je hurle dans le vent pour demander à Benoît de stopper. Il n’entend pas et continue. Je pleure de fatigue et de rage. Enfin il se retourne et me fait signe que non, c’est probablement une propriété privée et pas assez protégé. Je veux m’arrêter ici. Benoît reprend la route en me disant « plus que 4km » et mes pleurs augmentent. Je pousse mon vélo, impossible de rouler. Là où nous sommes, le vent est redoutable. Benoît finit par pousser aussi son vélo, le dos courbé. Il est loin de moi et je hurle que je ne vais pas plus loin, je lui fais signe que je vais balancer mon vélo. Il me répond visiblement fâché « ok, on s’arrête ». On fait demi tour. Le vent est tellement fort que simplement assis sur nos selles, il fait accélérer nos vélos sans un coup de pédale. Je pleure toujours tellement ma détresse était importante.  Une fois à l’abri, Benoît se rend compte de mon état et me calme. Il est 17h30. Pour Sam aussi ça a été difficile et trop long. Heureusement, l’endroit est parfait : pas de vent, caché de la route et avec accès à l’eau.

30 minutes plus tard, je vois le couple de Chiliens passer sur la route. Je leur fais signe et ils s’arrêtent avec plaisir. C’était dur pour eux aussi. La pluie et le froid nous font rentrer chacun dans notre tente. Pas de soirée sympa mais on se sent moins seuls dans la tempête.

A gauche, le tournant impossible à franchir à cause du vent et à droite notre bivouac caché derrière les arbres


J5 (23/01)

38km
Le vent est nettement moins fort aujourd’hui. On passe en pédalant l’endroit où hier nous devions avancer à pied, tête baissée. Le couple de Chiliens se lèvent à peine quand nous partons et nous double pendant notre pause déjeuner en bord de rivière.
La piste est excellente sur certaines portions, bien agréable pour nous réconcilier avec la carretera australe après l’horrible journée d’hier.

Nous trouvons une percée dans les barbelés, une barrière écroulée au sol, pour aller poser la tente près de la rivière. Nous jardinons un bon moment pour enlever toutes les plantes piquantes.

Un claquement de porte, un cri d’enfant. Oups, les propriétaires du chemin d’accès à la rivière ?

J’embarque Sam pour trouver l’origine de ces cris quand un gros camping-car s’engage sur les graviers du large lit de la rivière. Les cris de joie viennent de 2 enfants de 4 ans et 2 ans et demi qui jouent au bord de l’eau. Chouette des copains pour Sam ! En plus, ils sont français ! Nous voilà dans un cadre splendide à prendre l’apéro entre parents pendant que les enfants jouent. Sam refuse que nous l’approchions, trop peur qu’on le prive de ses nouveaux amis. Le soleil disparaît tôt derrière les hautes montagnes qui nous entourent, il fait rapidement froid.
Quel plaisir de dîner en leur compagnie au chaud dans leur camping-car ! Ils vont vers l’Alaska en 2 ans et nous raconte l’hallucinant manque de professionnalisme des compagnies de frêt. TOUS les camping-cars et autres véhicules aménagés se font visiter pendant la traversée transatlantique. Les vitres sont cassées. En plus du vol, il y a saccage de l’intérieur. La compagnie rend des véhicules en piteuse état mais n’en prend aucune responsabilité. Des personnes ont fait la traversée avec leur voiture pour éviter ça et il paraît que c’est lors des arrêts en Afrique que ceux sensés décharger certaines voitures viennent se servir dans les autres allant jusqu’à récupérer des rétroviseurs… Leur camping-car a été visité en cassant l’une des ouvertures du toit mais ils ont eu une chance incroyable,rien n’a été volé contrairement à ceux du même bateau.
On retrouve notre petite tente tardivement, Sam s’écroule de fatigue en deux secondes. Il faut dire qu’il a bien joué avec les enfants.

Sam fier d’être monté seul sur le tronc

J6 (24/01)

40km
Au réveil, grand soleil et plus de camping-car, ils sont partis à 6h30 profitant que les enfants dorment pour avancer. On retourne sur la route au moment où 2 cyclos arrivent dans notre direction. 2 français qui nous disent en voyant la remorque:  » ah mais ce sont vos traces qu’on a suivi plusieurs jours dans le Sud Lipez (Bolivie). Vous avez bien fait le Sud Lipez en Novembre ?  »  Drôle de coïncidence de se retrouver ici deux mois après. « On se demandait quelle tête pouvait bien avoir ces parents qui emmènent leur bébé dans le Sud Lipez. Inconscients ou fous ? Finalement, on a croisé d’autres gens qui vous ont vu et qui ont dit que vous aviez l’air normal, juste pas stressés ». Nous passons la matinée à pédaler et discuter avec eux. Au total aujourd’hui, c’est 11 cyclistes que nous voyons aller comme nous vers le Sud. On n’en a jamais vu autant. 

Notre route serpente à côté d’une rivière turquoise avant de déboucher sur le plus grand lac du Chili tout aussi turquoise. Tous les cyclistes ont filé dormir à la prochaine ville. C’était aussi notre intention avant de découvrir un petit paradis 13km avant. Un terrain plat fleuri avec une plage à l’eau transparente. Il fait très chaud. On déshabille Sam pour le laisser jouer au bord de l’eau puis je décide de me baigner et Benoît suivra plus tard. L’eau est évidement très froide mais nous nous réchauffons vite au soleil. Nous prenons vraiment du bon temps tous en maillot de bain, aucun regret pour un camping boîte de sardines en ville !


J7 (25/01)

14km
Nous rejoignons la ville de Puerto Rio Tranquilo par une piste qui longe le lac avec de sacrées montées et descentes. Village hyper touristique où 3000 personnes viennent chaque jour visiter les grottes de Marmol. Nous aurions aimé le faire en kayak mais avec Sam, ça complique les choses et puis le temps nous manque. Nous rejoignons donc un groupe pour une visite en bateau de 1h30. Whaou ! Couleurs incroyables ! Nous sommes conquis. Sam a du mal à supporter son gilet de sauvetage trop grand et pleure de temps en temps. Il finit par s’endormir sur le chemin du retour vers le port.

Cathédrale de Marmol

Nous dînons dans un bus aménagé en restaurant. Sam nous surprend en buvant parfaitement à la paille et en dégustant avec plaisir mon ceviche de saumon. Nous finissons les dernières courses à 21h30, lessivés.
Nous voulions nous offrir une sortie en bateau dans un endroit reculés pour admirer un glacier qui tombe dans la mer mais tout est complet jusqu’au 30. Vraiment dommage car chaque année ces merveilles de la nature diminuent en taille, mieux vaut allez les voir avant qu’ils disparaissent mais c’est comme ça. On reprend donc la route demain.
Le camping où nous sommes a ouvert il y a 6 jours. Ils étaient tellement contents de nous voir arriver. Le monsieur a couru vers la maison en criant à sa femme qu’il y avait des gens pour le camping. Pas de wifi mais un super accueil qui nous a fait rester. Ils ont été aux petits soins avec nous. Les couches lavables de Sam ont été lavées gratuitement en machine. Tant pis pour internet. La salle de bain a un grand miroir dans lequel j’ai pris le temps pour une fois de me regarder. Et bien, je peux vous le dire 6 mois à vivre dehors donne un vieillissement très accéléré de la peau ! Tannée par le vent, la poussière, le froid, la sécheresse et le soleil, notre peau du visage à Benoît et à moi a pris un bon coup de vieux. Avec un peu de chance, les 99% d’humidité dans l’air pendant la saison des pluies en Guyane va vite améliorer tout ça. Une cyclo m’a dit avoir fait l’erreur dans un précédent voyage de ne pas mettre de mitaines. La peau de ses mains en avait pris un sacré coup. Mais bon, mieux vaut vivre dehors qu’enfermé !

J8 (26/01)

38km
La route est dure ce matin. On n’avait pas regardé les dénivelés à venir pensant longer le bord du lac mais pas du tout, ça grimpe dur !

Il y a vraiment beaucoup de véhicules sur cette portion. Ils nous font disparaître dans des nuages de poussière à chacun de leur passage. Ça nous agace. Je rêve d’arriver dans la vallée où la route devient plate. Faux espoirs. On n’y trouve que des lignes droites interminables, un fort vent de face et de la tôle ondulée à n’en plus finir. Horrible.

Une pause « arrêt de bus » s’impose, marre du vent et du tape-fesse ! La route tourne à plus de 100° et ça, c’est bon pour le moral. Le vent nous pousse pour les 7 derniers kilomètres jusqu’au campement du jour. Sam a été très souriant aujourd’hui, pourvu que ça dure !

 J9 (27/01)

31km
Ce lac est hypnotisant. La couleur turquoise accroche le regard et nous donne envie de le photographier sous toutes les coutures. Il est le deuxième plus grand lac  d’Amérique du Sud après le lac Titicaca. Nous finissons par le quitter pour longer d’autres lacs beaucoup plus petits en contre bas du « campo de hielo norte », un champ de glace de 4200km2.

Le turquoise ressort bien derrière un lac à l’eau plus foncée

A l’endroit où nous avons décidé de déjeuner, au milieu de rien se trouve une voiture garée avec un couple de retraités qui vend des empanadas. Super, on adore ça. On en prend 2 en entrée. Elles sont tellement bonnes que nous en prenons encore 3 qui feront notre repas. Depuis la Patagonie, nous avons « légèrement » augmenté notre ration de repas passant de 250g de pâtes pour 2 à 400g. Pourquoi avons-nous tous les 2 ressenti le besoin d’augmenter les doses ?  Avant nous étions repus avec 250g et là, on mange très facilement les 400g. En tout cas, je peux vous dire que mes sacoches n’étant pas extensibles, elles sont très rapidement remplies quand on fait les courses. Plus question de porter 8 jours de nourriture !

Le campement est monté dans la forêt qui jouxte une rivière turquoise mouvementée. Sam fonce escalader les cailloux où des gens ont fait un feu. Plein de suie, un bout de charbon en main, il s’occupe un moment. L’état de son visage et de ses habits !

Ce bivouac étant à mi-chemin entre 2 villes, on se dit que ce soir, nous ne serons pas seuls et en effet, 4 cyclotouristes arrivent un par un et un 4×4 aménagé français s’installe aussi. Le jeune homme est en pantalon blanc et sort une bouteille de vin pour le dîner. Voyager en véhicule n’exige pas les mêmes contraintes !

J10 (28/01)

34km
Nous nous sommes obligés à partir plus tôt parce que nous avons un doute sur la présence d’eau et d’un endroit pour bivouaquer avant la ville. Si on doit faire les 54km qui nous en séparent, autant s’en donner le temps. Nous entrons dans une zone plus aride, finis les forêts de sapins. À  » la confluenca », la rivière turquoise se mélange à une rivière grise.  Pause goûter devant ce beau phénomène. Les paysages sont encore une fois très beaux. Toutes les journées se suivent mais ne se ressemblent pas !

Poussière sur la route soulevée par une voiture

À 15h, nous passons devant un endroit possible de bivouac. On hésite puis on se dit qu’il vaut mieux arriver en ville demain pour le déjeuner que ce soir. Trouver un camping en ville peut prendre du temps et de l’énergie. Nous ne sommes pas pressés!

J11 (29/01)

14km
Un panneau indique la possible traversée de huemuls (cerfs protégés) sur les 14 prochains kilomètres sauf qu’il y a des barbelés des deux côtés de la route. Je ne comprends pas comment peut-on clôturer autant. Même en contrebas de la route, on voit des clôtures le long de la rivière alors qu’aucun bovin n’occupe les champs. Ils empêchent la faune d’aller à la rivière. On nous a dit qu’en Terre de Feu en Argentine, les guanacos ne voient pas les barbelés et on croise des cadavres accrochés aux clôtures. Glauque !
Notre camping dans la ville de Cochrane est surpeuplé mais sympathique. Ils annoncent de la pluie dans les prochains jours. On va voir ce qu’on fait. Le nom de cette ville me fait sourire et fera tilter tous les thésards de médecine. Les études Cochrane font bon effet dans les bibliographies de thèses et de mémoires. Ce sont des publications qui compilent un grand nombre d’études faites sur le même sujet pour essayer de se rapproche de la réalité (par exemple l’effet d’un médicament). Bref, la classe d’être à Cochrane !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s