Sud Chili - Argentine

Futaleufù – Coyhaique

Futaleufù a été une pause agréable pour nous malgré le mauvais temps. L’hostel los abuelos tout en bois était un vrai refuge. On nous a laissé une chambre de 5 lits juste pour nous et la cuisine à disposition était très sympa.

Entre pâtisserie, salades, hamburger, empanadas, nos estomacs en ont aussi profité ! Depuis 1 mois nous cherchions une veste de pluie pour Sam mais impossible de trouver. C’est ici à Futaleufu que nous avons dégoté chez Patagonia non pas une veste, il n’en avait pas mais une combinaison de pluie. Incroyable de trouver ça ici alors que nous avons cherché sans succès dans de grandes villes. Décidément Sam est abonné à la marque Patagonia. On a pris la taille 6-12mois qui lui va vraiment bien. Sa doudoune et sa polaire en 12-18mois sont encore bien trop grand pour lui. Cette marque taille vraiment très grand pour lui !

J1 (06/01)

40km

Difficile de quitter cette chambre et son merveilleux chauffage… En même temps, ne nous plaignons pas, il ne pleut pas !
Mais pourquoi avoir fait une route avec de multiples montées à plus de 10% ? Ça coupe les jambes ! La piste est bonne, je me fais cependant quelques frayeurs sur les graviers dans les descentes à pic.

Le ciel est menaçant. Les nuages bas cachent les monts enneigées. Pourtant on passe à travers les gouttes et surtout, les paysages sont superbes toute la journée. Nous sommes dans une vallée étroite entourée de montagnes aux parois rocheuses à pic d’où coulent de multiples cascades. Le Rio Futaleufu est un spot connu de rafting avec des rapides classés 5+ ! Nous apercevons 3 kayaks dans les eaux tumultueuses. Quelle technique ! C’est beau.

Nous nous installons pour la nuit près de la puissante rivière qui fait un bruit de fond un peu inquiétant. La pluie tombe. Grâce à sa nouvelle combinaison nous laissons Sam jouer dehors. Son seul défaut, l’absence de pieds intégrés. Il va falloir lui acheter des bottes mais pas sûr qu’on trouve. En attendant, on superpose la salopette imperméable.

Aujourd’hui a été une journée pleine de rires. Ça a commencé par des tentatives d’enregistrement d’un message vidéo sur Skype pour les parents de Benoît. Je finis par envoyer une vidéo où nous rions sans raison tout en souhaitant la bonne année.

Petite blague du matin : hier soir, j’ai lavé mon mouchoir en tissu avant de l’étendre sur le radiateur. Ce matin, je prends mon mouchoir tout propre pour me moucher et je constate qu’il sent mauvais. Bizarre, il a pourtant séché rapidement et le savon d’hier sentait bon. 2ème mouchage: je n’ai pas rêvé, il ne sent pas bon et c’est une odeur connue mais que je n’arrive pas à identifier. 3ème mouchage: ça y est, je sais !  » Benoît, peux-tu m’expliquer pourquoi mon mouchoir sent tes pieds ???  » Et Benoît hilare me répond :  » ah mince, il sent ? Je n’ai vu que ce matin que j’avais mis mes chaussettes (sales) sur le radiateur contre ton mouchoir ». Un deuxième lavage s’impose d’urgence !

Nous rions de choses bêtes comme le rot de Sam qui doit encore résonner au fond de la vallée de Futaleufu tellement il était puissant. Ou encore de Sam assis face à nous qui me regarde puis regarde Benoît en disant :  » maman papa wouaf wouaf « . Première fois qu’il dit les mots papa et maman aussi bien ! Mais que veut dire ce wouaf wouaf ? Maman, papa, je veux un chien ? Ou alors j’ai fouaf (soif) ? Nous partons dans un fou rire et Sam rit aussi de sa blague. Et j’en passe encore bien d’autres ! Nous sommes fatigués et avons le rire facile.
Le dîner se fait dehors devant les montagnes puis nous allons tous nous coucher à 21h après cette excellente journée rigolade.


J2 (07/01)

43 km

Nous mettrons chaque matin le réveil pour avancer plus de 30km, nouvelle résolution de l’année ! Sam, lui, ne se sent pas concerné pas nos réveils matinaux et persiste à faire la grasse matinée pendant que nous rangeons.
Nous pédalons bien ce matin. La vallée s’élargit et nous finissons par déboucher sur un lac où nous déjeunons.

La route a encore des passages très pentus cette après-midi sauf que ces montées se prolongent et mes jambes ne tiennent pas le coup. Benoît doit redescendre à pied pour monter mon vélo.
Devant ma fatigue, nous cherchons un endroit où planter la tente mais rien. De kilomètre en kilomètre, nous finissons par arriver à Villa Santa Lucia.
Histoire bien glauque pour cette petite ville où notre route rejoint la Carretera australe. Quand nous étions à Bariloche, nous avons appris qu’il y avait eu 2 coulées de boue ici à cause des pluies torrentielles coupant les 2 seules routes : la Carretera australe ainsi que la route vers Futaleufu et l’Argentine.Toute personne souhaitant remonter vers le Nord devait prendre un ferry vers l’île de Chiloé puis un autre vers le continent.
Nous savions qu’en prenant notre temps côté argentin, nous allions arriver après le déblaiement. Et en effet, nous avons croisé 3 cyclistes sortant de la Carretera australe qui nous ont confirmé que la route vers Futaleufu était ouverte contrairement à celle vers le Nord de la Carretera.
Nous imaginions une ville à flanc de montagne avec un glissement de terrain mais c’est  au milieu d’une vallée qu’une énorme vague de boue a traversé ce paisible village emportant une bonne partie des édifices en bois. Nous ne croisons aucun habitant. L’armée est partout. Une voiture, sur la piste ouverte par les machines de déblaiement, porte les stigmates de la violence du choc. Nous avons le cœur lourd en sortant sur une belle route asphaltée où, quand on se retourne vers la Nord, on voit un mur de boue.

Photo aérienne issue du net

3km après, un camping ou plutôt champs payant fera très bien l’affaire. Le garçon des propriétaires vient nous voir les bras chargés de jeux d’enfants neufs. Il nous dit que tout est pour Sam. Oulala, c’est vraiment très gentil mais impossible pour nous de voyager avec tout ça. Nous choisissons un petit seau avec ses ustensiles. Sam est ravi. Nous remercions chaleureusement le garçon.

J3 (08/01)

40km





33

Dans l’après midi, le nombre de motos et de véhicules aménagés augmentent. On ne les avait plus vu depuis plusieurs jours. Ils s’étaient sûrement réfugiés à Futaleufu en attendant le retour du beau temps.
Nous nous faisons doublé 2 fois par des cyclistes ( parce qu’on reparaît ma crevaison sur le bas-côté et parce qu’on déjeunait) ainsi qu’un couple de Suisses dans l’autre sens. Ils nous demandent si nous sommes ces français qui après un accouchement à Lima ont repris la route avec un bébé de 4mois. Certe nous sommes français et avec un bébé mais non, ce n’est pas nous. 4ème fois en 2 mois qu’on nous prend pour eux ! J’aimerais bien les rencontrer ces gens pour connaître un peu leur expérience, un bébé de 4 mois ce n’est pas rien ! Mais peut-être s’agit t-il d’une légende qui circule… On en parle mais personne ne les voit.
Nous dépassons le campement où nous voulions dormir. Mince ! Les Chiliens adorent les barbelés. Quasi impossible de trouver un emplacement non vu de la route alors nous continuons. Une dizaine de kilomètres plus loin, un espace entre les barbelés débouche sur un espace pile assez grand pour la tente et les vélos. Désolés d’être sur une propriété privée mais notre bébé d’abord et là, il est temps qu’on s’arrête !

Nous avons l’explication du « wouaf » de Sam. Comme tout bébé, il répète la même syllabe pendant plusieurs jours puis quand il a décidé qu’il s’est assez entraîné, il change. La semaine dernière, c’était le « nan ». Très perturbant d’ailleurs !  » Sam viens manger » « nan ».  » Allez Sam, on y va » « nan ». Il est donc passé au « woua » avec plus ou moins de F à la fin d’où le « maman papa wouaf wouaf » de l’autre soir.

J4 (09/01)

25Km




Encore une fois, l’idée d’un restaurant à midi nous pousse à pédaler les 25km jusqu’à La Junta en une matinée. Nous avons bien raison car notre repas fût très très bon. Velouté d’épinards, un délice !

Place centrale de la Junta

Après-midi baignade pour Sam, laverie et courses. Rien de très intéressant.

J5 (10/01)

46Km


Benoît s’est inquiété toute la nuit de la demande de papiers par notre sous-locataire. Impossible avec la tablette. Il est tellement préoccupé que je lui dis qu’on ne part pas d’ici sans les avoir faits et envoyés. Pas de cybercafé ici. La solution sera vite trouvée car la mairie met à disposition des ordinateurs avec internet. Merci à eux, on ne pouvait tomber mieux.

Départ tardif mais ensoleillé

À 11h nous sommes prêts à partir l’esprit libre. 45km dont 20 d’une piste pas facile, pleine de graviers qui manquent de nous faire tomber. Finalement, Benoît chutera mais en  marchant et sur les fesses !

Feuille géante dont le diamètre fait la taille de mon vélo

Nous croisons un Belge qui passera peut être par le Guyana, le Suriname et la Guyane française. Nous l’invitons donc à venir chez nous. Peut être le verrons nous débarquer en novembre selon ses estimations !

À Puyuhuapi, nous sommes dans un camping où tout le monde est serré comme des sardines. Les emplacements de tentes sont sous un toit qui par jour de pluie doit être béni des utilisateurs. Les espaces communs sont chauffés au poêle quand il pleut. Bref chouette camping par mauvais temps mais boîte à sardines par beau temps.

On va à la recherche de fruits pour Sam mais c’est la disette. Les camions n’arrivent plus depuis la coulée de boue qui coupe la route. La dame du camping nous offre 2 bananes et une orange.

Chose incroyable pour nous, nous sommes à altitude 0, la mer est juste devant le camping. Le village se trouve au fond d’un fjord. Au dîner ce soir, on s’offre du saumon, le poisson autre qu’en boîte nous manquait !

Altitude 0

J6 (11/01)

26km



Ma roue arrière est encore à plat ce matin… il y a très probablement une épine dans le pneu qui nous échappe et qui perce ma chambre à air. Encore un départ raté !
Aujourd’hui, au planning : multiactivité ! Bien-sûr du vélo sur 26km mais aussi un petit tour sur la mer. La route, bordée de falaises, est en travaux. Aucun moyen de faire une déviation autrement que par la mer. Nous prenons donc place entre des voitures et un camion sur un ferry. Seulement 5 kilomètres à voguer sur le fjord, dommage !

Un camion manœuvre pour monter à bord

Nous faisons aussi de l’observation de faune.  2km après notre départ, je crie à Benoît de s’arrêter. Une loutre géante ! Ah non, on n’est pas en Guyane. Un phoque? Une otarie? Jolies moustaches !

Benoît, Stoooop ! Des dauphins ! Oh regarde un pingouin et encore des dauphins ! Je suis toute contente de ces observations mais Benoît n’en profite pas vraiment. Nous sommes dans une zone de travaux et les ouvriers et machines le stressent.

Nouvelle activité pour nous, de la randonnée ! Nous entrons dans le parc national de Queulat pour aller voir de plus près un glacier. Nous nous installons au camping du parc pour déjeuner avant de se lancer dans la montée. Sam s’endort contre son père, nous montons tranquillement dans une forêt humide ressemblant à la Guyane. Il fait extrêmement chaud en plus. Wouahou magnifique vue du mirador !

Un petit air de Guyane

Au fond à droite, on aperçoit le glacier

Le camping est vraiment sympa. Les emplacements pour 3 tentes maximum sont dispatcher dans une forêt clairsemée. Nous sommes avec 2 cyclo-touristes australiens et 2 allemandes qui voyagent en bus. Ce matin, comme tous les jours, nous avons croisé un cycliste tête dans le guidon qui passe à toute vitesse. Nous les appelons les Kilometrovores ! Celui là n’a pas vu les dauphins ni rien du tout. Les Australiens lui ont parlé. Il fait en moyenne 120km par jour. Sa plus longue étape dépasse les 200km… Nous n’avons vraiment pas la même vision du voyage !

J7 (12/01)

36km




La journée commence bien et finit moins bien. La route est de nouveau pleine de graviers. Il faut se concentrer sur le sol pour ne pas tomber, impossible d’admirer le beau fjord. Des dauphins longent la route à notre vitesse ce qui nous permet de les observer en s’arrêtant régulièrement sur le bas-côté. Nous faisons aussi fuir des phoques qui se trouvaient près du bord.
Jusque là tout va bien.

Dernier coup d’œil au glacier

Encore des travaux sur la route qui nous rendent difficile la recherche d’un endroit pour déjeuner.

Notre pause est ensuite interrompue par la pluie. Il faut changer la couche de Sam sous les gouttes et vite repartir. Sauf que mon pneu arrière est à plat… Sam est déjà mis au sec dans sa remorque, il pleut fort. Pas moyen de tout démonter maintenant, Benoît de très mauvaise humeur regonfle la roue et on y va.
Sauf qu’on se retrouve dans des montées extrêmement pentues. On nous avait prévenu de ce col réputé difficile mais on ne savait pas qu’il commençait maintenant. 

Ça monte dur et sous la pluie

Nous avons chaud en vêtements imperméables. On se dépêche donc de les enlever dès que la pluie s’arrête. Nous nous faisons bêtement surprendre par des trompes d’eau peu de temps après. Trop tard, nous sommes frigorifiés en arrivant au col et congelés en descendant. Benoît est très déçu de ne pas apercevoir les glaciers qui nous entourent. La vue est totalement bouchée. Nous allons jusqu’au lieu de bivouac indiqués par les Australiens. Là, Benoît est carrément en colère. Comment peut-on conseiller un endroit couvert de cailloux ? C’est le seul endroit possible sur plusieurs kilomètres, voilà pourquoi !
Il pleut toujours. Je rentre avec Sam sous la double toit pour nous mettre à l’abri.  Il faut enlever une partie de ses fichus cailloux si on ne veut pas abîmer la tente et avoir une chance de dormir correctement. Ça nous prend du temps mais on arrive à se dégager un espace correct. Sam est ravi de jouer avec nous dans les cailloux.
Il pleure toutes les larmes de son corps quand je refuse de le prendre dans les bras. Sa salopette est pleine de boue et tout mouillée alors que j’ai enfilé des vêtements secs car je grelottais. Je finis par le déshabiller et le prendre avec moi dans la tente. Pendant 4 heures, je vais jouer avec lui et l’occuper dans nos 3m2, pas facile !

J8 (13/01)

34km




Il pleut à notre réveil alors on se rendort. Benoît était initialement motivé pour réparer ma chambre à air voir changer mon pneu mais on se rendort quand même. Tant pis, on se contentera de le regonfler !

La pluie s’arrête pour notre départ. On s’habille chaudement pour faire le reste de la descente. Au moment où nous retrouvons l’asphalte, au milieu de nulle part, un food-truck ! Pause café au lait après seulement 10min de vélo. Oh le plaisir ! J’explique à des Allemands en voiture comment trouver le parc avec le glacier car ils l’ont dépassé de 40km. Le monsieur du camion offre à Sam une barre de céréales et les Allemands, une peluche d’Autriche absolument extraordinaire. Elle répète tout ce qu’on dit quelque soit la langue.
Le soir au « camping » du village d’Amengual, après une journée finalement ensoleillée, Sam est hilare devant cette vache qui répète tout. Il rentre alors en grande conversation avec elle provoquant cette fois notre propre hilarité.
En fait, nous sommes dans le jardin d’une dame et nous devons traverser son salon et sa cuisine pour utiliser sa salle de bain. Étrange ! Nous nous faisons manger par les moustiques qui ont envahi la ville après les 3 semaines de pluie. Ça nous gache un peu la soirée. Elle vend du pain fait maison sauf que quand je me décide à lui en acheter pour le petit déjeuner de demain, elle a tout vendu. Mince, quelle déception, je voulais changer de l’avoine habituel. Finalement, elle nous offre 6 petits pains trop cuits qui sont invendables.

Nous avons la visite des propriétaires d’un camping que nous avons dépassé après le déjeuner ( il y avait écrit « tarte au citron » sur la pancarte alors je m’en souviens !). Ils viennent de quitter Santiago pour s’installer ici avec leur fille Sami de 15mois et comptent vivre toute l’année de  l’argent gagné pendant la saison. Ils viennent nous voir dans le jardin de la dame car ils ont entendu parler de nous, de ce couple qui voyage avec leur bébé. Ils veulent eux aussi partir en vélo avec la petite et ils ont plein de questions. Nous passons un moment très sympa avec eux. On aurait dû s’arrêter à leur camping !

J9 (14/01)

53km




La pensée du jour : notre avion de retour est dans un mois exactement !!! Nous sommes contents d’aller montrer notre fiston à nos familles.

Deuxième pensée du jour : en février, c’est l’hiver en France et donc encore la saison de la raclette…

Sur ces pensées positives et après un petit déjeuner fait de pain un peu cramé et du dulce de leche (sorte de caramel), nous sommes d’attaque pour une nouvelle journée ensoleillée. La route est jolie et facile, nous pédalons bien. Hier, nous avons réussi à trouver quelques brugnons pour Sam. On décide de ne pas faire de journée de repos avant la grosse ville de Coyhaique pour profiter du beau temps en vélo.

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J10 (15/01)

60km


Départ du lieu de bivouac

Nous avons dormi face à ce joli pic enneigé 8km avant une petite ville. Nous profitons d’un supermarché bien fourni pour faire le plein de fruits et on s’offre un café au lait pour le plaisir. On repart de la ville à 11h. Au déjeuner, sous un abri bus, nous sommes face à un dilemme : 2 routes vont à Coyhaique. La piste est plus courte, sans trafic mais comporte beaucoup de dénivelé et nous ne connaissons pas sa qualité. Jusqu’à maintenant, la carretera australe ne nous a pas offert de bonne piste comme au Pérou. Si on se retrouve dans les graviers ou dans la boue par temps de pluie, pas génial ! Alors on opte pour la facilité, la route plus longue, goudronnée, sans col à passer mais dont le trafic va fortement augmenter une fois rejoint le route entre la ville portuaire de Puerto Aysen et Coyhaique. Il est rare que l’on fasse ce choix, préférant la sécurité à la facilité mais la qualité de la piste nous inquiète vraiment.

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Abri bus à la jonction

Nous pédalons dans de belles vallées. Chaque jour, nous faisons 500m de dénivelé positif mais on ne s’en rend pas compte parce que ce sont uniquement de courtes montées suivies de descentes. Up and down.
Notre spot de bivouac restera dans nos annales patagoniennes : une plage loin de tout face aux montagnes recouvertes de forêt. Benoît a même l’idée folle de prendre un bain revigorant dans la rivière. Sam quant à lui est au paradis entre plage de sable et plage de galets, il joue des heures sans s’occuper de nous. C’est le bon moment pour sortir le seau offert au camping après Villa Santa Lucia.

J11 (16/01)

50km


Ça faisait très longtemps que nous n’avions pas campé dans du sable ! Nous quittons notre beau bivouac pour rejoindre la route où le trafic augmente. Finalement, ce n’est pas horrible, personne ne nous frôle. On s’attendait à pire. La route n’est pas vraiment jolie et surtout des averses nous obligent à garder la tête tournée vers le sol.

Benoît remplit nos gourdes dans la rivière

Nous arrivons à Coyhaique, capital régionale vers 15h30. Petites parts de cheesecake aux fruits rouges et cappuccino à l’amaretto pour utiliser le wifi et se trouver un endroit où dormir. Tout le monde va dans un camping qui se trouve en contrebas de la ville mais nous n’avons pas envie d’être si éloignés alors on opte pour une auberge de jeunesse hostel Natti où on peut planter la tente.
Benoît rêvait de s’offrir un béret des gauchos (éleveurs patagoniens ) comme ceux que nous croisons tous les jours. Ils sont fait côté argentin pour toute la Patagonie. Voilà, ce rêve est accompli et au passage on en a pris un pour Sam ! Il lui ira longtemps puisque c’est une taille unique qui s’étire pour aller du bébé à l’enfant.

À l’hostel, nous rencontrons Samuel qui a commencé son voyage à vélo à Kourou où il travaille pour le centre spatial. Ça fait plaisir de discuter de la Guyane ! Il y a aussi un couple de Russes qui sont arrivés en vélo avec leur petit Théodore de 2 ans. Première fois qu’on croise une famille avec un petit ! Sam et Théodore s’échangent rapidement les cailloux de l’amitié. Malheureusement, ils décident d’aller dans l’autre camping et eux, se dirigent vers le Nord donc on ne les reverra pas. Ils pédalent en moyenne 4h par jour.

Nous avons découvert un restaurant français végétarien (le basilic bistrot ) avec un menu entrée-plat-dessert succulent et pas cher. La quantité est bien trop petite pour les ogres affamés que sont les cyclistes mais quel plaisir de déguster des plats raffinés. En plus, ils ont un espace dédié aux enfants, Sam y a joué tranquillement pendant que nous déjeunions en tête à tête. Et pour nous qui essayons de limiter nos déchets, ils ont une politique du sans plastique donc pas de bouteilles d’eau que l’eau de robinet. On adore !

Patagonie (Chili – Argentine) en vélo from Les Toucans on Vimeo.

 

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3 commentaires sur “Futaleufù – Coyhaique

  1. Je viens de découvrir votre aventure en feuilletant Carnets d’aventure. Je suis admirative de votre parcours car mon conjoint et moi avons aussi roulé en Amérique du Sud il y a deux ans et, sans bébé et sans remorque, nous avons parfois renoncé à des routes que vous avez empruntées ! Chapeau bas ! Les Français avec un bébé de 4 mois existent bel et bien : http://www.simombel-vanbiketour.com/ des connaissances de connaissances rencontrées au Sud de la Chine. Quand on vous dit que le monde est petit ! Belles routes à vous !

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  2. salut les « quand tout foul’camp »
    petit bonjour de Bretagne, il me semble que vous arrivez bientot au terme de cette belle épopée. profitez pleinement des jours qu’il vous reste, J’ignore si vous avez été jusqu’à l’objectif fixé ? ou alors vous avez fait d’autres choses que prévues tout aussi intéressantes.
    J’ai demandé à JF de me donner un coup de main fin Décembre pour démonter un garage en Ille et Vilaine, c’était cool avec Remy, Michel et JF toute une journée.
    on attend votre retour et merci pour le blog qui nous permet de suivre l’aventure

    bises à vous 3

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