Nord Chili - Argentine

San Pedro de Atacama (Chili) – San Antonio de los Cobres (Argentine ) via le Paso Sico

Le séjour à San Pedro ne nous remet pas vraiment d’aplomb. Sam a mal au ventre à cause de gaz et nous passons des nuits difficiles. Passage obligé au centre de santé pour une simple otite car ici, on ne peut avoir les antibiotiques que sur ordonnance chilienne. Nous en avons de France mais nous les gardons pour nos périodes loin de tout en cas de secours.

Fatigués, chaque jour nous remplissons péniblement une ou 2 missions. Les vélos n’ont subi aucune casse malgré les conditions difficiles. Un simple entretien et changement de chaine pour moi et les vélos sont prêts. Nous rencontrons une cyclo qui a eu moins de chance en cassant carrement son cadre.

Nous repartons de San Pedro au bout d’une semaine sans n’avoir fait AUCUNE visite touristique et pas franchement reposés (mais bien nourris ). Tant pis !

Pour passer en Argentine, il existe 2 routes, Paso Jama tout asphalté et Paso Sico en piste.

Là vous vous dites:  » non mais attends… Ils ont pris Paso Sico selon le titre de l’article. La piste après avoir tant souffert dans le Sud Lipez alors qu’ils pouvaient rester sur le goudron. Pourquoi???  »

Ah ah, bonne question ! Je me suis d’ailleurs posé longtemps la même question les premiers jours de vélo.

Le paso Jama est utilisé par les bus et camions internationaux. Pas très agréable et dangereux ! En plus, la descente de 2300m de dénivelé que nous avons faite en sortant de Bolivie, il faut la remonter. Bivouacs potentiellement mortel car terrain toujours miné. oui oui des mines antipersonnelles. Tous les cyclo rencontrés se font monter soit en stop soit en payant une agence (moins chère = agence Paloma 15e par velo). Benoît n’a pas le courage de démonter les dérailleurs même si 2 français de notre hotel-camping proposent de nous monter gratuitement avec leur pick up de location. Mieux vaut ne dépendre de personne et quitter San Pedro sur nos selles.

Ce sont Marion et Guilhem, le couple qui avait dormi avec nous à l’arbol de piedra qui finissent de nous convaincre. Selon les dernières informations qu’ils ont eu, après l’asphalte, la piste coté Chili est bonne et en Argentine mauvaise mais rien à voir avec le Sud Lipez. En plus, les américains du blog Andesbybike dont nous avions suivi avec plaisir les idées de pistes au Pérou sont passés par là. Nous avons juste à imprimer leur carte et topo.

 

 

Jour 1 (24/11)  San Pedro de Atacama- Salar d’Atacama
km= 54
Dénivelé positif= 230m.   négatif=170m 
Nuit à 2600m d’altitude

Départ de San Pedro plus que tardif, on avait oublié de racheter du paracétamol enfant et surtout, des couches !
La route goudronée suit les montagnes quasiment sans monter sur 60km. Nous sommes en plein desert de sable. Le mercure grimpe à plus de 40degrés au soleil. Notre réserve de chocolat souffre de la chaleur autant que nous.
Vers midi, on appercoit des arbres au loin. Sur le ton de la blague, nous imaginons que des tables de picnic nous attendent à l’ombre. Les Chiliens sont forts… Effectivement, au milieu de rien, une table de picnic bien à l’ombre nous attend!

Dans l’après midi, nous dévalisons une tienda dans un village : eau, jus, glaces, tout y passe !
Vers 16h30, nous décidons de nous arrêter, non pas par fatigue mais pour redonner un rythme à Sam. Pas de sieste tardive, il faut le recaler sur le soleil.

Jour 2 (25/11) Salar d’Atacama – Socaire
km= 41
Dénivelé positif= 860m  négatif=71m
Nuit à 3280m d’altitude

On repart de bon matin avec plein d’énergie car c’est encore plat sur 25km. Passage du tropique du Capricorne : nous n’avons jamais été autant au Sud de la planète.

Puis la route bifurque du plateau pour monter dans les volcans. Il va falloir remonter plus de 2000m de dénivelé ! C’est notre ultime traversée des Andes après 3,5mois à y pedaler puis direction la Patagonie.

En 15km, nous montons 800m de dénivelé avec une facilité déconcertante. Il faut dire que pédaler dans le sable nous a musclé. Trop facile sur l’asphalte ! Il fait toujours aussi chaud (plus de 40 degrés) et aucune ombre évidement.

Nous voulons passer la nuit à Socaire mais les hôtels sont pleins, remplis d’ouvriers. Personne n’essaie d’être arrangeant, ils s’en fichent bien de nous laisser dehors avec un bébé. Benoît est très déçu du comportement des gens et va jusqu’à demander de dormir par terre dans un restaurant. Je finis par le convaincre de dîner tôt et d’aller camper à la sortie de la ville.  Sur la place centrale, Sam va découvrir les joies du toboggan. Il est fan et se jette dans la pente en riant. Espérons qu’à partir de maintenant, nous rencontrerons plus d’air de jeux.

Jour 3 (26/11)  Socaire- un petit canyon
km= 29
Dénivelé positif= 590m  négatif=120m
Nuit à 3830m d’altitude

Super nuit, Sam ne s’est réveillé qu’une fois !! Allez, on continue de grimper. À midi, en 10km, nous avons fait 400m de dénivelé. Et ça continue encore et encore puis d’un coup, on débouché sur l’Altiplano à 3800m. On remarque le retour des vigognes, sorte de lamas. On est bien revenus dans les hauts plateaux andins !

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Attention route plate ?!!

On enfile 15km très rapidement. C’est très beau tous ces volcans enneigés. En plus le vent nous est favorable (ainsi que tous les jours suivants), ça nous change du Sud Lipez. Nous nous arrêtons tôt car après le plat, ça remonte et nous ne sommes pas aptes à grimper. En plus, nous trouvons un petit canyon pour nous cacher et nous abriter du vent.IMG_2793.jpg

Plus tôt cette après-midi, un camion de travaux publics s’était arrêté pour nous donner une bouteille d’eau. J’ai envie d’un thé sauf que nous sommes limités en essence. Voilà l’occasion de sortir notre réchaud à bois. Pas besoin d’arbres, de simples brindilles et plantes sèches font l’affaire. L’eau bout très vite alors on enchaîne sur le dîner même s’il n’est que 17h30 car nous avons faim tous les 3.
Nous passons ensuite une fin d’ après-midi détendue en famille avec beaucoup de rires et de jeux. Sam s’essaiera sans trop de succès à l’escalade sur les parois de roches. Rires assurés. On aura même le temps de lire 3 histoires avant que chacun ne s’endorme sans bruit avant le coucher du soleil.

Au top cette journée !

 

Jour 4 (27/11)  Petit canyon- Salar Aguas Calientes
km=  38
Dénivelé positif= 480m  négatif= 380m
Nuit à 4050m d’altitude

Surprise ce matin, mon pneu arrière est à plat. Mais comment ai-je fait pour crever sur de l’asphalte?! Forcément le départ est tardif. Cette vallée est magnifique. Quel plaisir d’être là. Nous redoutons la fin du bitume prévue dans quelques kilomètres.

Deuxième surprise du jour et pas des moindres : là où l’asphalte doit se finir et bien… il y a encore de l’asphalte ! Les ouvriers sont en plein travail un peu plus loin et ils sont formels : en février 2018, toute la route sera bitumée jusqu’à la frontière et ils ont presque finis. WHAOU !

Nous atteignons notre premier col à 4100m sur une très bonne piste et l’asphalte reprend par portion. Nous venons de monter 1800m de dénivelé en 2jours et demi, on est assez fiers de nous !

Jamais 2 sans 3 donc 3ème surprise : un van d’une agence de tourisme fait une queue de poisson à Benoît en pilant juste devant lui. Le conducteur nous propose fruits et pain devant le regard médusé de ses clients. Mais alors attention les yeux! Tin tin tin (bruit de tambour) le « pain » est en fait de la super méga bonne baguette de la boulangerie française de San Pedro !!! Il y ajoute jus de fruit, bananes, gâteaux et fromage. Nous sommes euphoriques ! De la baguette croustillante et moelleuse avec du cheddar. C’est d’ailleurs une journée à thème « don » car nous croulons sous les bouteilles d’eau donné par les ouvriers qui passent sur la route. Nous finissons par devoir refuser ! Un couple de brésilien nous donnerons aussi des pommes.

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Au loin, les ouvriers travaillent

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Cette journée est excellente. Après le déjeuner festif, de belles vallées défilent pour finalement arriver sur une magnifique lagune et un salar. Entre le vert de l’eau, les pierres ocres et le blanc du salar, nos yeux ne savent plus quoi admirer. Le vent très fort s’est levé dans notre dos et nous pousse jusqu’à notre campement près de la lagune. En allant chercher de l’eau pour la vaisselle, je tombe sur des sources d’eau chaude ! J’aurai dû ‘en douter quand le nom du salar est Aguas Calientes. Une bonne occasion de se débarbouiller avant de dormir.

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Vert, ocre et blanc

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Bivouac à l’abri du vent

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Jour 5 (28/11)  Salar Aguas calientes- Servicio de aduanas (SAG)
km= 36
Dénivelé positif= 631m   négatif= 310m
Nuit à 4350m d’altitude

Nous sommes collés à la paroi. Le soleil tarde à nous réchauffer donc c’est grasse mat’ en attendant. Le décors est toujours aussi chouette. L’eau des sources chaudes fume dans le froid matinal.

Notre campement est bien en dessous de la route. Il faut remonter une forte pente pour commencer notre journée. Alors on pousse à 2 chaque vélo. Pas commencé à pedaler que nous sommes super essoufflés !

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Là, on descend mais il a fallu remonter !

La route qui était une piste depuis 10km est de nouveau asphaltée et nous enchainons les kilomètres jusqu’à la prochaine lagune.

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Pendant notre petite photo de famille, nous voyons derrière nous 2 vélos arriver à toute vitesse. Voilà Marion et Guilhem qui nous ont rattrapés ! Nous sommes tellement contents de les retrouver. Ils étaient partis avant nous mais avaient fait un détour pour faire l’ascension d’un volcan. Ils grimpent tout ce qu’ils peuvent sur leur chemin. Moi qui souffle comme un boeuf à la moindre montée à pied, je les admire. On avait aussi rencontré Étienne dans le Sud Lipez qui avait son parapente dans ses sacoches. Chacun sa spécialité, nous c’est « voyage avec bébé » et ce n’est pas de tout repos !

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Nous faisons ensemble les 25km qui suivent, enfin par ensemble, j’entends: « eux bien devant qui nous attendent régulièrement » !

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Col à 4570m puis ça descend jusqu’au poste de douane. On pensait faire tamponner nos passeports ici mais en fait, pas du tout, il s’agit d’un poste de contrôle de marchandises. Je demande si on peut planter la tente à l’abri d’un bâtiment et nous voilà conviés à dormir dans une remise pleine d’un bric à brac envahissant. Les murs ne descendent pas jusqu’au sol. Il y a un jour aussi entre le haut du mur et le toit. Malgré les forts courants d’air, il y a toujours moins de vent que dehors, ça fera très bien l’affaire.

Nous décidons de dormir sur un tas de plaques en bii avec Sam à côté sur des poutres. Marion et Guilhem ont une petite tente qu’ils peuvent monter sur la terre battue pour s’isoler des courants d’air.

Soirée sympathique dans ce lieu incongru accompagnée du bruit des tôles qui bougent dans la tempête.

 

Jour 6 (29/11)  Servicio de aduanas (SAG)- aduanas en Argentina
km= 34
Dénivelé positif= 230m  négatif=660m
Nuit à 3890m d’altitude

Contre toute attente, il a fait bon cette nuit. Tout le monde a mal dormi à cause du bruit du bâtiment battu par le vent.

On dit au revoir à Marion et Guilhem qui feront le même trajet en beaucoup moins de jours et on se donne RDV à Mendoza pour fêter en retard l’anniversaire de Sam autour d’un gâteau.

En atteignant le dernier col au Chili, un renard traverse devant Benoît et reste à nous observer. On aime les surprises que nous réserve la nature.IMG_2885.jpg

Encore des paysages surprenants avant d’arriver à la frontière officielle : le paso Sico. Personne autour de nous, pas de bâtiment, juste des panneaux dont celui au look industriel fait avec ces vieux tuyaux de pipeline. J’adore le style ! Et voilà, l’asphalte se finit là, au centimètre près.

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Sommes-nous sur Mars ?
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A la frontière : panneau en tuyaux soudés et fin de l’asphalte

La piste qui suit est excellente même si ça tape les fesses après le confort de l’asphalte. 11km plus loin la douane argentino-chilienne nous attend. Les modalités sont remplies très rapidement pour sortir du Chili et rentrer en Argentine, les douaniers étant assis l’un à côté de l’autre. D’un coup on nous demande si nous avons des cartes de crédit et de leur montrer. Je me méfie et refuse de leur montrer. On nous explique alors qu’en entrant dans le pays avec Sam nous devons prouver que nous avons les moyens financiers pour pourvoir à ses besoins. Je demande en rigolant s’ils ne veulent pas tant qu’on y est voir ma carte de médecin pour prouver que je peux m’occuper de mon fils et très sérieusement ils me réclament cette carte… C’est bon, on peut rentrer en Argentine !

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Tôle ondulée avant la Douane

Il nous reste 17km à faire pour rejoindre le prochain village. Nous sommes dans une plaine désertique battue par les vents, impossible de camper avant. Mais nouvelle surprise : nous pouvons dormir gratuitement dans un bâtiment dédié aux touriste qui arriveraient de nuit après la fermeture de la Douane et qui se retrouveraient bêtement à devoir passer la nuit dans le desert. Grand luxe avec eau chaude, cuisine et surtout Wi-Fi, là, au milieu de nul part et devinez qui s’est laissé tenter par ce confort inespéré ? Marion et Guilhem ! Cool, encore une soirée à papoter avec thé à volonté puisque nous n’utilisons pas notre essence. Nous finissons avec nostalgie la muna, plante de la famille de la menthe achetée sur les bords du lac Titicaca avec la famille Bru.

Chaque partie du corps de Sam est astiquée dans le bain pour enlever tout le sable accumulé en une semaine. Il y avait du boulot !

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Jour 7 (30/11)  Aduanas – nowhere
km= 43
Dénivelé positif= 280m  négatif=110m
Nuit à 4020m d’altitude

Dernier échange sur whatsap avec ma famille puis sur les conseils des douaniers, nous empruntons la route nationale 51 qui n’est pas plus courte que notre route initialement prévue mais nous évite 300m de dénivelé positif et surtout en meilleur état selon eux. Il n’y a peut-être pas d’asphalte côté argentin mais ils ont le sens de l’hospitalité.

La tôle ondulée vient à bout d’un boulon du porte-bagage de Guilhem, nous avons donc encore une fois l’occasion de les voir et de se refaire dépasser quelques kilomètres plus loin. Mais c’est la troisième et dernière fois !

À la pause de 10h, nous avons déjà fait 18km sur cette bonne piste. À part quelques mètres à pousser dans le sable, la qualité de la piste reste acceptable et nous faisons plus de 40km avant de nous écrouler de fatigue à l’abri du vent derrière des tas de sable. Sam a mal au ventre depuis 2jours toujours à cause de gaz. Les nuits sont difficiles, nous luttons contre le sommeil en cette fin d’ après-midi. Pour nous requinquer, au menu ce soir, pâtes et fromage de chèvre acheté à San Pedro il y a une semaine.

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Aujourd’hui, pour notre premier jour en Argentine, Sam a lâché ses 2 mains et est resté debout sans appui pour la première fois. Le sol en sable et gravier, complètement inégale n’était pourtant pas le meilleur endroit pour se lâcher. Il était fier de lui et nous aussi! Bientôt la marche ?

 

Jour 8 (01/12)  Nowhere- dans la montée du dernier col
km= 43
Dénivelé positif= 300m   négatif=90m
Nuit à 4250m d’altitude

Première pensée du jour : où est mon chocolat du calendrier de l’ avant ??? Il n’y a pas d’âge pour apprécier ce chocolat quotidien qui nous rapproche des fêtes !

Journée sans particularité. Les paysages sont plus monotones ici. On croise 2 énormes autruches qui degarpilent en courant en zigzag comme pour échapper à des balles. Drôle.

Voilà le premier village argentin. Nous sortons l’argent changé à San Pedro pour nous offrir un déjeuner. La viande bien tendre ne nous déçoit pas. Sam fait toujours son petit effet sur ces dames qui le prennent en photos et lui offrent un paquet de gâteaux. La télé est allumée. Nous avons le droit à la cérémonie de tirage au sort du mondiale de foot. Nous sommes contents de voir le Pérou dans le pool de la France. Ça sera un beau match.

Jour 9 (02/12)  jusqu’à San Antonio de los Cobres 
3810m d’altitude

Nous avons campé encore une fois dans une petite clairière sans charme. Première nuit où je ferme mon duvet, l’eau a gelé dans l’avancée. 2km plus loin en redémarrant ce matin, nous tombons sur un spot de rêve. Des ruines qui coupent du vent à côté de 2 rivières d’eaux chaudes voir brûlantes pour l’une. C’est le jeu ! On ne sait pas ce qui nous attend derrière chaque tournant.IMG_2932.jpg

Après le col et bien, ça redescend. Ça redescend franchement. Les perroquets réapparaissent.

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Benoît surplombe la piste qui descend à San Antonio

San Antonio de los Cobres signe la fin de cette dernière traversée des Andes. Nous sommes ravis d’être passés par le Paso Sico qui c’est révélé magnifique et bien plus facile que prévu.

 

Nouvelles du Paso Sico pour les cyclotouristes :

– pour février 2018, la route sera totalement asphaltée de San Pedro jusqu’au Paso Sico. Elle est presque finie

– si vous venez de Perou-Bolivie et particulièrement du Sud Lipez, cette traversée est une promenade de santé. Vent favorable qui aide.

– attention à ceux qui viennent de Salta, il y a quand-même 5 cols au dessus de 4000m à ne pas sous-estimer. En plus le vent sera de face pour vous et peut vous freiner tellement que même les descentes deviennent pénibles.

-bien tôle ondulée et sable obligent à des efforts supplémentaires mais rien à voir avec le Sud Lipez, les kilomètres défilent facilement.

– pour ceux qui auraient la flemme de monter trop de dénivelé, il y a le matin, à la sortie de San Pedro, au moins 20 pickup loués par des touristes qui peuvent vous monter jusqu’aux lagunes. On vous conseille de vous faire déposer à 3800m sur le plateau. La route est magnifique.

– penser à changer de l’argent à San Pedro si vous voulez faire des courses à Catua ou Ocapata. L’unique banque de San Antonio de los Cobres ne change que les dollars. ATM disponible, max 3000pesos de retrait.

– à la douane argentino-chilienne, au lieu d’ aller vers Catua, nous avons pris la route nationale 51 qui était très bonne et nous a évité 300m de dénivelé. On y a croisé une vingtaine de véhicules par jour dont certains pouvaient potentiellement prendre les vélos en cas de soucis. Nous n’étions jamais isolés.

– réputé pour ses nuits froides, le Paso sico aura été bien agréable pour nous. Je n’ai fermé mon sac de couchage qu’une seule nuit. Le mois de novembre semble une période plus clémente.

– bivouacs intéressants car rares :

Au salar Aguas Calientes, bivouac difficile car beaucoup de vent : tout à l’Est, descendre vers la lagune, sources chaudes et protection du vent au RDV.

Après la SAG, à 4km vers l’Argentine, ruines derrière des grosses roches

Prévoyez une nuit à la douane, autant de confort ne se refuse pas !
Dans le dernier col vers San Antonio, après Ocapata, au pk 195, maison abandonnée au bord de la route avec 2 rivières d’eau chaude

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2 commentaires sur “San Pedro de Atacama (Chili) – San Antonio de los Cobres (Argentine ) via le Paso Sico

  1. Coucou, les Toucans ! Quel courage vous avez, et c’est super de pouvoir vous suivre ainsi.
    Bisous à tous les trois et joyeux anniversaire à Samuel. Il ca peut être marcher pour Noël ?

    J'aime

  2. Coucou les toucans, vous êtes formidable et mon petit Samuel je lui souhaite un joyeux anniversaire pour ces 1 ans deja ,quel courage vous avez ces sur humain .e vous plein de bisous à vous trois et plein de gros calins🎂👍

    Aimé par 1 personne

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