Nord Chili - Argentine

San Antonio de los Cobres – Cachi sur la route 40

Nous ne nous lassons pas des paysages andins. Je suis une grande fan des déserts d’altitude (comme au Ladakh en Inde) mais il est temps pour nous de changer d’atmosphère après 3mois et demi. La Patagonie nous attend pour les fêtes de fin d’année.

La route 40 longe la frontière chilienne sur toute la longueur du pays, destination prisée des motards du monde entier qui viennent spécialement pour elle. Nous n’en faisons qu’une minuscule partie mais la retrouverons bientôt dans la partie Nord de la Patagonie vers San Carlos de Bariloche.

Nous avons dû différer notre départ de San Antonio de los Cobres pour contrôler l’évolution d’une fièvre sans point d’appel chez Sam. Heureusement que nous sommes restés car il s’est mis à pleuvoir. Improbable après les semaines de ciel bleu que nous avons eu et pourtant, il a plu toute la journée. Qui dit pluie à 3700m dit neige plus haut or notre prochain objectif est un col à 4990m.

Nous avions fait les courses de nourriture pour réaliser cette ascension en 3jours mais soyons raisonnable, il n’y a aucune habitation et quasiment aucun trafic si l’état de Sam se dégrade +la neige, il faut shunter cette étape.

Voilà pourquoi, le 5 décembre au matin, nous sommes prêts à monter dans le pick-up du propriétaire de notre hôtel Hosteria las esperanzas.

Mais avant de nous faire monter à 5000m, pendant notre petit déjeuner, le gérant et sa femme arrivent avec un gâteau fait maison pour Sam. Et oui, ce petit a 1an aujourd’hui ! Quelle belle surprise ce gâteau d’anniversaire ! Chocolat, dulce de leche et dulce de cayote. Vraiment des gens charmants et qui nous rendent bien service en nous amenant au col.

Aujourd’hui, il fait gris mais il ne pleut pas. On peut espérer ne pas avoir de neige.

Montée de San Antonio faite en pick-up

En effet, au col, pas de neige sur la route. La froid est saisissant à 5000m. Le panneau est givré. On ne s’attarde pas là, Benoît remonte dérailleurs et pédales en un temps record.

Puis d’un coup, le ciel se dégage et le soleil vient nous réchauffer. Il est 11h quand nous enfourchons nos vélos. Deux minutes après, Sam dort déjà, épuisé par l’absence de sieste et le froid qui régnait au col.

Nous savions que cette piste était belle mais nous sommes surpris par la beauté des lieux. La piste serpente dans un cadre exceptionnel. Nous enchaînons les photos. Tous les 50 mètres, un nouveau panorama mérite d’être immortaliser. Nous descendons très lentement, pas pressés de changer de décor.

Pour la première fois, nous voyons de nombreux guanacos, autres espèces de lamas sauvages à tête noire.

Benoît au loin et un troupeau de guanacos

Les photos parlent mieux que les mots.

En contrebas, notre piste serpente entre les 2 montagnes

Guanacos

Nous devons traverser à guet 5 fois la rivière principale. Les 3 premiers passages se font sans encombres mais au 4ème, Benoît met un pied dans l’eau pour ne pas tomber et au 5ème, c’est mon pied qui atterri dans la rivière. Dur de rester stable avec les galets au fond de l’eau. Heureusement, nous sommes déjà en dessous de 4000m d’altitude, il ne fait pas froid. Nos chaussures seront sèches en une nuit.

Parfois ça remonte !

On finit par poser la tente dans une carrière entourée de montagnes rouges. Il y a de nombreuses fermes ici, difficile de trouver un bivouac caché des gens.

Jolie descente depuis ce matin puisque nous sommes à 3200m ! Perroquets et colibris sont nombreux, ainsi que les cactus.

Tente dans la carrière

Dans le sud Lipez, un conducteur de 4×4 nous avait offert des sucettes. Sam adorait venir nous les chiper en bouche et faire le grand. Bien sûr, nous ne prônons pas les bonbons à cet âge là mais quand j’ai réfléchi à ce qui ferait plaisir à Sam le jour de son anniversaire, l’idée de la sucette c’est imposée. Nous ne pouvions pas enmener un gâteau et des bougies. Ce fut donc une sucette d’anniversaire et Sam n’a pas boudé son plaisir !

Le 6 décembre, nous repartons pour une nouvelle journée haute en couleurs. Finie la descente uniforme, ça monte et ça descend au milieu des cactus.

Benoit au loin sur la route devant une forêt de cactus

Depuis que Sam a eu mal aux gencives pour la sortie des 2 dents du haut, il aime mastiquer la brosse à dent en même temps que nous nous lavons les dents. Ne vous attardez pas sur la crasse de ses habits. Au Chili, à Sans Pedro, il était interdit de laver du linge au camping or la laine mérinos se lave à la main. Sam a donc ses habits sales depuis la Paz…vu qu’un bébé qui fait du 4 pattes salit ses affaires en une journée, imaginez l’état de Sam après plus d’un mois…

  • Le 7 décembre, à 10h nous avons fait 23km et rejoint la place centrale de la jolie ville de Cachi. Le programme est de déjeuner au restaurant et de poursuivre notre route sauf qu’en fait, nous allons nous arrêter là. En effet, Marion et Guilhem sont arrivés à Cafayate notre destination finale à 160km de là. Il s’avère que prendre un bus là bas est galère. Il faut retourner dans une grande ville pour prendre un bus longue distance. La route après Cachi s’avère aussi moins belle et très sableuse. Bref rien qui nous enchante. On achète donc un billet de bus pour Salta le lendemain et direction le camping municipal. On campe sur de l’herbe ! De l’herbe ! Première fois du voyage.
  • Pour faire plaisir à Sam qui adore l’eau, nous allons à la piscine municipale qui se trouve dans le camping. Il prend peur au moment d’aller dans le bassin. Nous lui installons donc sa baignoire où il passera quasiment tout son temps avant d’accepter d’aller dans le bassin.

Sieste à l’ombre des arbres

Le reste de l’après-midi est consacré aux vélos pour les garçons et au lavage des habits de Sam pour moi. Bonne idée, non ?!

Le 8 décembre, nous embarquons difficilement nos vélos dans les mini soutes du bus pour Salta. Le bus passe un col puis c’est la descente jusqu’à la forêt tropicale. Tout est vert. À Salta, nous subissons un choc thermique. Il fait aussi chaud et moite qu’en Guyane ! La nuit qui tombe n’améliore pas beaucoup la température. Quand je pense que nous venons de 5000m avec neige et lamas !

Les vélos étant démontés, nous souhaitons enchaîner sur un bus de nuit pour Mendoza. Tout est plein. Il est 20h, il fait nuit, nous n’avons pas dîné, hors de question de remonter les vélos et chercher un hôtel pour partir demain. Salta est parait il une très belle ville mais faisons simple et efficace, enchaînons avec un autre bus.

C’est donc à Cordoba que nous échouons après 12h de bus. 380m d’altitude et une chaleur torride. Le comble du comble  après 3mois dans les Andes: nous utilisons la climatisation pour dormir !

Le but est de faire une pause avant de passer encore 18h dans le bus. Nous avons plein de choses à faire qui nécessitent une grande ville. En plus, nous connaissons quelqu’un ici. Willy, le cyclo que nous avions accueilli il y a 2ans dans notre maison à Saint Laurent du Maroni vit ici.

Photo devant notre maison en décembre 2015 en Guyane
2 ans plus tard à Cordoba

Dès le soir même, nous le voyons et le lendemain, c’est barbecue chez ses parents et gâteau d’anniversaire pour Sam. Nous avons acheté un beau gâteau pour l’occasion. Mais avez vous déjà essayé de transporter un gâteau meringué penché dans une remorque enfant?  Et bien ce n’est pas concluant, je ne vous le conseille pas !!!

Résultats après réparation, c’était pire avant

Demain ( le 14) départ pour Neuquen, le début de la Patagonie !

PS: le guide français et sommelier Stéphane de l’agence Mendoza Andes – los tintos (site internet ici) qui passait au col avec des clients au même moment que nous, nous a pris en photo et nous les a ensuite envoyées. Nous apprécions franchement ce geste car il est rare d’avoir des photos de nous 2. J’en connais beaucoup qui adorerait les tours qu’il propose entre paysages magnifiques et vins.


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2 commentaires sur “San Antonio de los Cobres – Cachi sur la route 40

  1. nous avons lu jusqu’à l’escapade chez Willy ! pour ma part je me rappelle bien de Willy pour lui avoir ouvert le portail ; les photos nous parlent bien ! courage à vous deux ainsi qu’à Samuel qui va avoir un petit copain en rentrant ; du 12D avec un petit garçon Eliès du 13 dec lui ! Joyeux Noël avec ce coucou à vos Familles respectives en passant qui sont, toutes avec vous. Gérard Murielle

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, nous n’étions pas à la maison quand Willy était arrivé ! En vélo, on sait quand on part mais jamais quand on arrive, difficile de nous prévenir du jour et de l’heure. Super nouvelle pour le petit Eliès ! Félicitations à eux. On vous souhaite une très bonne année 2018 qui s’annonce pour vous pleine de changements ! On vous regrette déjà comme propriétaires…
      Bisous de nous 3

      J'aime

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